Le président Trump a prononcé une adresse en primetime depuis le Bureau ovale mercredi soir, annonçant la déclassification de 340 pages de renseignements sur les vulnérabilités du système électoral américain, qu’il a qualifiées de « plus grand scandale de l’histoire de notre pays, peut-être de l’histoire du monde, définitivement plus grave que le Watergate, probablement plus grave que la guerre de Sécession. »

Les documents identifient trois catégories de menace. La première exige qu’un attaquant ait un accès physique à une machine à voter, des identifiants d’administrateur, plusieurs heures seul dans une pièce fermée, et une motivation que les documents décrivent comme « théoriquement présente chez quelqu’un qui est très en colère et qui a aussi un tournevis. » Les documents notent que ce scénario s’est produit dans zéro élection réelle.

La deuxième exige que quelqu’un intercepte le courrier, forge une signature, corresponde un code-barres, et soumette le bulletin avant l’électeur, une séquence que les documents décrivent comme « possible mais moins efficace que de simplement voter, ce qui est plus facile et aussi légal. »

La troisième, et celle sur laquelle le président a passé trente et une minutes, concerne un bureau de vote dans le comté de Maricopa où une imprimante a produit des bulletins trop pâles pour être lus par les tabulateurs en novembre 2022. Les bulletins ont été comptés à la main, le toner a été remplacé avant midi, et aucun résultat n’a été affecté. Le président a décrit cela comme « la preuve que tout le système est truqué. » Quand un journaliste a noté que le toner avait été réparé et que rien n’avait changé, la Maison Blanche a répondu : « Mais ça aurait pu. C’est ça le point. La vulnérabilité était là. Le toner était bas. C’est un fait. »

Le directeur du renseignement national, qui aurait été opposé à la déclassification, n’était pas présent. Un porte-parole a dit qu’il était « en déplacement, » puis « indisponible, » puis « pas la bonne personne à qui demander, » puis a renvoyé les questions vers le site, electiontruth.gov, qui a planté dans les quatre minutes suivant le discours et a été remplacé par une page indiquant « CE SITE EST SOUS ATTAQUE, » ce qui était, a confirmé la Maison Blanche, une référence au toner bas.

Le discours était la sixième adresse en primetime du président ce mois-ci. Les cinq précédentes concernaient la Coupe du Monde, une parade militaire, la Coupe du Monde à nouveau, un parcours de golf qu’il a dit ne pas construire mais qu’il construit, et la Coupe du Monde une troisième fois.

Les documents déclassifiés ne contiennent aucune preuve d’un seul vote altéré dans une élection américaine. La Maison Blanche a décrit cette absence comme « la conclusion la plus accablante de toutes. »